ELVIS PRESLEY

ELVIS PRESLEY
voici la vie du n°1 celui qui ne s'en ira jamais , celui qui nous rempli de bonheur avec sa voix unique , celui qui n'a jamais cessé de nous faire rêvé ,un homme qui a tout donné jusqu'à son dernié concert , qui nous a fait croire que le miracle pouvait existé .
Elvis est un dieu éternel !
# Posté le samedi 15 juillet 2006 11:06
Modifié le mercredi 02 juillet 2008 18:10

ELVIS PRESLEY

ELVIS PRESLEY
Enfance et débuts
Né le 8 janvier 1935 dans une famille pauvre de Tupelo dans le Mississippi, Elvis Aaron Presley est le fils unique de Gladys Love Smith et Vernon Elvis Presley. Il a un frère jumeau mort-né, Jesse Garon Presley. Il grandit à Tupelo jusqu'à l'âge de treize ans. Ses parents sans travail et en grande difficulté financière, déménagent pour la grande ville, Memphis dans le Tennessee. Vivant dans un deux pièces social, Gladys fait des ménages et travaille la nuit dans un hôpital, Vernon travaille ça et là. Très vite Elvis travaille également, il tond des pelouses, lave des voitures, vend des cornets de glaces en dehors de l'école. Après l'école secondaire il trouve très vite un travail dans une société d'outillage mais rêvant de conduire un camion, il trouve finalement un emploi à la Crown Electric Compagny comme chauffeur-livreur, un travail qui lui convient.

Amateur de musique noire ainsi que de Gospel et de Blues, Elvis décide de s'essayer à cette musique et dans l'été 1953 pousse la porte d'un petit studio d'enregistrement spécialisé dans la musique noire, le Studio Sun Records de Memphis. Reçu par la secrétaire Marion Keisker, il enregistre à ses frais deux enregistrements, My Happiness et That's When Your Heartaches Begin et repart avec le disque sous le bras pour les offrir à sa mère, sa seule motivation pour cet enregistrement. Keisker qui sait que son patron Sam Phillips est à la recherche de jeunes chanteurs note le téléphone du jeune Elvis. Bien qu'elle lui trouve un style bizarre, elle lui reconnait une certaine belle voix. La secrétaire note sur sa fiche « EP : voix à écouter, bon chanteur de ballade ».
Lorsqu'elle en parle à Phillips celui-ci recontacte Elvis pour un essai. Le téléphone à peine raccroché, Elvis est dans le studio devant Phillips. Après plusieurs essais peu concluants, Sam Phillips est néanmoins impressionné par la grande mémoire du jeune homme « à la queue de canard », il dira plus tard à ce sujet « C'était incroyable, Elvis connaissait par c½ur toutes les chansons dont je lui parlais. Si sa voix n'était pas souvent juste, par contre je dois dire qu'elle avait un rythme assez particulier. Hélas je n'avais pas le temps de lui apprendre à placer sa voix, mais Elvis était tenace et je lui permettais de revenir le lendemain. »
Ce lendemain là, Phillips avait demandé à un groupe musical d'être présent afin de soutenir Elvis musicalement, Scotty Moore à la guitare et Bill Black à la contrebasse. Mais une fois encore rien ne sortait de convenable et Phillips s'appretait à fermer le studio, quand, très déçu Elvis commence à entamer les premières notes d'une ancienne chanson, That's All Right Mama. Voici le commentaire de Phillips :
« Ce que venait de faire Elvis avec That's All Right me donna immédiatement la chair de poule. Je savais qu'on tenait quelque chose. Ce n'était pas la chanson à proprement parler, mais ce qu'en faisait Elvis, la chanson était à l'origine un Blues, Elvis l'a transformée en Rock and roll. Je peux vous dire que pour moi c'était un choc. Je décidais qu'il devait l'enregistrer. Ce fut son premier vrai succès à Memphis. »
Carrière

Elvis enregistre cinq 45T pour Sun Records et Phillips l'envoie en tournée dans le Sud des États-Unis. Les débuts sur scène du futur King du rock sont assez maladroits mais certainement pas timides. Les coups brusques de bassin du jeune homme, une innovation provocante pour l'époque, lui valent le surnom de « Pelvis » et amplifient sa notoriété. Si les jeunes reconnaissent immédiatement en Elvis un des leurs, il n'en va pas de même pour leurs parents qui, scandalisés devant les déhanchements de plus en plus suggestifs d'Elvis, cherchent à le faire interdire. En conséquence, certains de ses concerts seront purement et simplement annulés et ses disques brulés en public. Elvis ne laisse personne indifférent : s'il agace l'américain puritain, il devient une idole pour des millions de jeunes adolescents. En Floride alors que la jeune star s'apprête à monter sur scène devant 22 000 fans en délire, on le prévient que la police est présente dans la salle pour filmer ses fameux déhanchements. Elvis décide alors de ne bouger que son petit doigt pendant toute la durée du concert, et l'hystérie est à son comble. Le dernier de ses cinq 45T, I Forgot To Remember To Forget, accompagné de Mystery Train, atteint la première place du classement des ventes de singles. À cette époque, Elvis ne cesse de se produire, dans le sud et le sud-ouest. Il est notamment présent à cinquante reprises à l'émission régionale Louisiana Hayride. Le fondateur et producteur d'Hayride, Horace Logan, a en effet la bonne idée de faire signer Elvis pour une apparition hebdomadaire alors que celui-ci est encore peu connu. Lors de la dernière participation d'Elvis à cette émission, Logan annonce qu'Elvis a quitté le bâtiment afin de calmer les adolescentes qui essaient d'apercevoir la star après l'émission. Il ne sait pas que cette phrase va devenir un rituel célèbre à la fin de chaque concert : « Elvis has left the building »
Elvis qui est alors célèbre dans le Sud et Sud-Ouest des États-Unis rencontre à la fin d'un concert un homme qui est vaguement impresario mais plus connu en tant qu'abboyeur de cirque. Thomas Andrew Parker, dit « le colonel », est un homme à qui rien ne fait peur. Il fut un temps impresario du jeune chanteur Eddy Arnold mais c'est avec Elvis qu'il va se hisser au sommet de sa profession dans le show business. Il signe en 1955 un contrat d'exclusivité avec Elvis sur vingt ans avec à la clé 15 % de tous les revenus de Presley. (Dans les années 1970 ce pourcentage sera porté à 50 %). Le « colonel » impressionne Elvis, c'est un homme autoritaire et à qui rien n'échappe. N'a-t-il pas dit à Elvis pour l'approcher : « Jeune homme, pour l'instant vous valez un million de dollars, bientôt vous les aurez cash » ? Ce sont ces phrases qui vont impressionner le jeune Elvis qui rêve de réussite et de dollars tout autant que Parker lui même. Leur collaboration qui durera jusqu'à la mort d'Elvis va devenir l'une des plus fructueuse que connaîtra le show business mais également la plus mystérieuse. Parker dicte, Presley obéit. Lorsque le contrat entre en vigueur, Parker offre trois cadeaux à Presley. Le premier est un contrat avec la plus puissante maison de disque au monde, la RCA (Radio Corporation of America). C'est elle qui va miser sur Elvis et lui avancer les millions de dollars nécessaires à un essort planétaire. Le deuxième est un premier disque d'or avec Heartbreak hotel ; Elvis a tout juste vingt ans. Le troisième et avant dernier cadeau au jeune chanteur va être son arrivée sur le petit écran devant des millions de téléspectateurs. Ce soir-là, l'émission atteint une audience record de plus de cinquante millions de téléspectateurs, ce qui représente plus de 80 % de part d'audience. Lors de sa deuxième apparition au Ed Sullivan Show (le 28 octobre de la même année), il se teint les cheveux en noir, alors qu'ils étaient jusque là châtain clair. Le King du rock vient de naître.
Si ces apparitions télévisées enchantent les jeunes, les adultes eux, réprimendent et condamnent la tenue du King. Ses déhanchements lascifs et/ou brusques vont choquer l'Amérique et les moralistes et bien pensant vont vouloir faire interdire Elvis à la télé. En conséquence de quoi, si Elvis ne sera jamais interdit d'antenne, par contre les réalisateurs ont ordres de ne filmer la star qu'au dessus de la ceinture. C'est ainsi qu'Elvis va interpréter ses plus grands hits de la fin des années 1950 : Heartbreak hotel, Thats' all right Mama, Baby Let's Play House, Shake Rattle & Roll, et le très suggestif Hound Dog.
Parallèlement à la télévision, Elvis poursuit ses tournées de concerts qui deviennent très vite une sorte de kermesse, une foire et dangereusement incontrôlable. La star se produit devant des foules immenses, arrivant en Cadillac rose et surprotégé par une nuée de policiers, l'Amérique veut voir et toucher ce jeune chanteur devenu en moins d'un an une idole pour ses enfants. L'année 1956 se termine en beauté, Elvis décroche son 48e disques d'or de l'année, il fait l'objet d'une véritable vénération hystérique et déclare au fisc pas moins de 22 millions de dollars de revenus.
Poursuivi jour et nuit par ses fans, Elvis finit par se réfugier derrière les murs d'une forteresse. Il s'offre le 19 mars 1957 pour 120 500 dollars une grande maison à la sortie de Memphis sud sur Highway 51, South Memphis (changée le 19 janvier 1972 en l'honneur d'Elvis pour Elvis-Presley Boulevard). Graceland possède vingt-quatre pièces sur un terrain de treize hectares. Immédiatement Elvis y investit un demi million de dollars de travaux pour faire de Graceland son royaume et y installe sa mère, son père, ses oncles et tantes, ses cousins et toute un groupe d'amis ou d'anciens camarades d'école qui deviennent jardiniers, chauffeurs ou comptables pour la star. À cette époque il est considéré comme la plus grande star du rock.
Le 20 janvier 1958, Presley reçoit un courrier de l'US Army qui lui signifie qu'il doit accomplir son service militaire pendant deux ans. Il est affecté en Allemagne, où il conduit une jeep pour le sergent Ira Jones. Son service est suspendu le 5 mars 1960. Depuis, beaucoup se sont questionnés sur la légitimité de cette mobilisation, alors que l'on était en temps de paix et qu'Elvis était le seul appui de ses parents et de sa grand-mère. Certains pensent que le but de cette action était de préserver la jeunesse américaine de l'influence du chanteur. C'est peu avant son départ pour l'Allemagne, alors qu'il est encore dans le Texas pour y faire ses classes que sa mère Gladys meurt subitement à 46 ans. Elvis qui adorait sa mère ne va jamais vraiment s'en remettre. Bien plus tard, John Lennon devait dire : « Elvis est mort le jour où il est entré à l'armée », mais on peut également dire ceci : Elvis est mort le jour où sa mère est morte. Le jeune homme ne sera plus jamais le même, et la joie qui l'accompagnait va le quitter. Les années à l'armée vont être des années sombres pour Elvis. Dans un pays étranger, loin de ses amis et de ses fans, Elvis déprime. Bien qu'il soit aussi célèbre que dans son pays, il ne sort pratiquement jamais. Mais c'est au cours d'une soirée chez son capitaine qu'il fait la connaissance d'une toute jeune fille de 14 ans, Priscilla Beaulieu. Il en tombe amoureux et décide même de la prendre chez lui à Graceland à partir de 1962. Finalement Elvis l'épouse à Las Vegas en 1967. C'est aussi en Allemagne que son père venu le rejoindre, rencontre sa deuxième future épouse, Dee Stanley. Lorsqu'il est démobilisé le show business l'attend et Elvis reprend le cours de sa carrière.
Presley est très religieux et il enregistre de nombreux albums de gospel. Les trois grammy awards qu'il reçoit lui sont tous décernés pour des morceaux de gospel.
Carrière au cinéma
Dès 1956 Hollywood s'intéresse à lui. Sa première apparition sur écran en tant qu'acteur est surprenante. Au début il ne devait pas y avoir de chanson, mais les producteurs en rajoutent quatre et The Reno brother's (titre original) est rebaptisé Love Me Tender, titre de son dernier hit. Le film parle de la guerre de Sécession et est mal perçu par les fans d'Elvis qui s'indignent de voir leur idole du rock dans un pâle western. Néanmoins le film fait un tabac. Le film suivant est fait sur mesure pour Elvis. C'est Loving You, titre de son dernier hit. L'idole joue pratiquement son propre rôle, celui d'un petit chanteur qui devient une superstar grace au travail et à un manager affairiste. Loving You obtient un immense succès et Elvis devient une star du cinéma. Son troisième film est l'archétype du film violent. Elvis y joue un employé qui aime chanter. Mais suite à une bagarre il tue un gars et est envoyé en prison. Là il se met à chanter et devient la coqueluche de ses co-détenus. Libéré il devient une star avant de connaitre les affres de la célébrité. Le film s'appelle Jailhouse rock, également le titre de son dernier succès. Jailhouse rock manque de profondeur, et montre un personnage superficiel mais remporte un succès retantissant auprès des jeunes. Son dernier film sera considéré comme son meilleur. Il s'agit de King Creole. Le scénario était prévu pour James Dean et le personnage passe du boxeur au chanteur. Une fois de plus Elvis interprète un garçon simple qui s'en sort grace à la chanson. À partir de 1960, dès son retour de l'armée, Elvis abandonne sa carrière de chanteur et se retire de la scène pour se consacrer à Hollywood. De ces longues années (neuf ans) seuls quelques films sur 27 sont bons à être cités : Flaming Star (1960), Blue Hawaii (1961), Fun In Acapulco (1962) avec Ursula Andress, Viva Las Vegas (1964) avec Ann-Margret et Charro (1969). Toutes ces productions n'auront qu'un seul but, distribuer Elvis dans le monde entier sans que la star ait besoin de se déplacer. Le succès est phénoménal mais au fil des années la magie se perd et les films d'Elvis deviennent des caricatures. Ses disques tirés uniquement des bandes sonores des films connaissent également une chute et Elvis ne rencontre plus le succès qu'il avait avant. Le monde a changé et de nouveaux chanteurs et groupes ont fait leur apparition et pour faire bonne figure Elvis accepte de rencontrer les Beatles chez lui dans sa villa hollywoodienne. Plus que jamais isolé dans des maisons pour milliardaires de Beverly Hills, Elvis n'a plus aucun contact avec le monde extérieur. Entouré jour et nuit par les mêmes gens depuis ses débuts, il semble ne plus être en mesure de juger sa carrière. La carrière si époustouflante du King sombre dans le désastre et l'image d'Elvis en devient ridicule. Dès 1966 sa production cinématographique accouche de navets les plus insalubres les uns que les autres, au point que même les plus fidèles fans se détournent de leur idole. Chaque nouveau film est alors accueilli dans une indifférence glaciale et les recettes ne sont plus glorieuses. Lorsque son contrat cinématographique prend fin en 1969 Elvis fatigué et critiqué décide de mettre un terme à sa carrière à Hollywood.
Rebond à la fin des années 1960
Suite au désastre hollywoodien, Elvis n'est plus considéré comme une valeur sûre. De plus la musique a considérablement changé, la scène aussi, le public ne se contente plus de ces petits spectacles sans fastes, les Beatles, les Stones et surtout les Doors ont su apporter du sang neuf au rock. Elvis reste toutefois celui qui a lancé le rock mais n'est plus qu'une référence. Les professionnels lui conseillent de faire encore quelques films puis de se retirer. Pourtant Elvis est encore jeune, plus beau que jamais et il faudrait peu de chose pour le remettre dans la course. Son manager signe alors un contrat qui fera date. Elvis va réapparaître à la télévision après sept ans d'absence. Sa dernière apparition date de son retour de l'armée et n'avait durée que six minutes aux côtés d'un Frank Sinatra ravi d'avoir Elvis dans son émission. Cette fois il sera seul devant la caméra, dans une sorte de one-man show où il interprêtera ses anciens succès mais également de nouveaux. L'émission est appelée Elvis, '68 NBC Special et est annoncée à grands frais. Exit l'acteur des comédies musicales à l'eau de rose, Elvis revient en pleine possession de ses moyens faces à ses anciens musiciens, habillé tout de cuir, le sourire en coin et le bassin intact, il va littérallement enflammer la télévision. Jamais une émission de variété ne connaîtra un succès comparable. L'Amérique retrouve celui qu'elle n'aurait jamais dû perdre, l'Elvis sauvage, beau, ravageur et rocker. Ce retour a un tel retentissement, que son manager n'a aucun mal à remettre Elvis sur une scène.
Les Années 1970
Les années 1970 seront celles du triomphe. Mais aussi celles de la chute, du désespoir, de la déchéance et de la mort. Le monde s'efface devant cette superstar devenue charismatique. Elvis va devenir une icône, l'icône de l'Amérique profonde, la star qui n'hésite pas à faire entrer à Las Vegas, au milieu des machines à sous, le rock, le vrai, en y mélangeant des Gospels, des trompettes et tambours : du jamais vu. L'Amérique se retrouve en lui et Elvis retrouve son pays, chacun va se confondre. Las Vegas devient une deuxième maison pour le King, il va y donner quelques 600 shows tout en délaissant les séances d'enregistrements. Il parcourt aussi le pays dans tous les sens, à bord d'un gigantesque avion personnel où dans chaque ville il est fêté comme un surhomme. De 1969 à sa mort, il aura donné 1 500 concerts à travers les États-Unis. D'ailleurs, il est devenu un surhomme, Elvis n'est plus que l'image de l'Amérique, la vitrine d'un pays riche, et devant des foules immenses qui crient son prénom, il arrive sur scène vêtu d'une cape garnie de rubis et diamants, au son d'un impressionnant Also Sprach Zarathustra (Ainsi parlait Zarathoustra) de Richard Strauss. Personne avant lui ne l'a fait, après lui, personne n'osera. Son succès sur scène est immense même si ses apparitions ne sont plus qu'un rituel au cours desquels la star se laisse fêter, même si désormais il interprète ses chansons avec détachement et sans plus beaucoup de peine. Parfois, il redevient grand, ose bousculer son personnage que l'Amérique lui a fabriqué et qu'il semble accepter, et se met à chanter d'une façon bouleversante ses chansons qui sont devenues des hymnes et que les foules écoutent religieusement. Sa dernière grande apparition a lieu en 1973 lors de son méga concert de Hawaii, le Aloha from Hawaii, retransmis en direct par satelite dans le monde entier. Il ne sera plus jamais aussi grand, il ne s'en donnera plus la peine. Il est devenu un personnage trop compliqué et trop éloigné du réel pour cela. S'il ne se déplace jamais en dehors des États-Unis, Elvis chante à Las Vegas devant un public international, car depuis de nombreuses années c'est le monde entier qui vient à lui et non le contraire. On vient voir une icône, une image, presque un saint. Voilà ce qu'est devenu Elvis. Même si les dernières années sont extrêmement pénibles, Elvis s'offre aux foules tel qu'il est devenu, il ne cache rien, au contraire, il montre son visage bouffi, ses mains gonflées et son corps meurtri, il ne cache ni ses nombreux trous de mémoire ni ses illuminations ; il montre ce qu'est devenu son pays. L'Amérique est fière de son garçon. Psychologiquement et mentalement miné, dans sa vie privée Elvis a du mal à vivre. Entouré jour et nuit par une cohorte de gens prêts à assouvir ses moindres désirs, il ne sait plus ou est le bien ou est le mal, il ne sait plus ce qu'est la vie. D'ailleurs il a déjà dépassé la vie, vivant la nuit, mangeant la nuit caché derrière les hauts murs de Graceland, Elvis finit par confondre rêve et réalité. Il ne sait plus qui il est ni où il se trouve, il a totallement perdu ses repères. Elvis est devenu un grand, peut-être encore plus grand que cela, le souhaitait-il, c'est possible, mais maintenant sa vie lui a échappé. Il a passé sa vie à s'offrir, à offrir sa vie qu'il ne sait plus s'il est en vie ou déjà mort. Le 26 juin 1977 il donne un concert à l'auditorium de Indianapolis, devant 75.000 personnes. La foule tremble d'émotion quand le King arrive devant elle sur l'immense scène. Son physique qui n'a cessé de se dégrader depuis des mois est terrible. Son visage est enflé au point que l'on apperçois à peine ses yeux, son corps lourd, trop lourd souffre. Puis il a des trous de mémoire qu'il cache avec de l'humour. Mais si tout cela est pathétique, terrible, sa voix ne l'a pas quitté, plus puissante que jamais, elle à l'air de sortir d'une tombe. Le public lui, est toujours là, peut-être plus fidèle encore. C'est du délire encore et toujours. C'est le King, c'est Elvis Presley, 42 ans, 6 semaines avant sa mort.
Le décès d'un roi
À la veille d'une nouvelle tournée de 14 concerts à guichets fermés, le 16 août 1977 alors que Graceland se réveille et que les domestiques vaquent à leurs tâches, le King seul dans sa salle de bains plongée dans le noir lutte contre une crise cardiaque. Il souffre un temps avant de s'abandonner. Sa mort prématurée fera l'effet d'une bombe d'abord aux États-Unis puis dans le monde entier. On parlera d'overdose, d'assassinat, de mort déguisée et même de fausse mort après l'avoir honoré lors d'obsèques dignes d'un chef d'État, après avoir montré son corps étonnement rajeuni aux foules et enfin après avoir promené sa dépouille royale dans un corbillard argenté flanqué de six motars de la garde républicaine le long de son boulevard, le Elvis-Presley boulevard de Memphis. Car ce n'est pas seulement Elvis qu'on enterre, c'est également une certaine Amérique que l'on porte sous terre. Cette Amérique qui plus jamais ne sera la même. Elvis était un enfant de l'Amérique profonde, c'était une réussite sans précédent, c'était le rêve américain. Le King repose à Graceland au milieu des siens, de sa mère Gladys morte en 1958, de son père Vernon mort en 1979 et de sa grand-mère Minnie-Ma décédée la dernière en 1980, et est visité par plus de 600 000 personnes chaque année.
# Posté le samedi 15 juillet 2006 11:18
Modifié le jeudi 14 juin 2007 12:38

ELVIS PRESLEY

ELVIS PRESLEY
voici maintenant en image la vie d'un petit garcon qui va changé l'histoire du monde
# Posté le samedi 15 juillet 2006 11:31
Modifié le dimanche 29 avril 2007 14:25

ELVIS PRESLEY

ELVIS PRESLEY
nous somme en 1953 Elvis obtient son bac au collège Humes. Durant l'été, il enregistre un single de My Happiness et That's Wen Your Heartaches Begin au Memphis Recording Service (siège de Sun Records) pour offrir à sa mère.
# Posté le samedi 15 juillet 2006 11:44

ELVIS PRESLEY

ELVIS PRESLEY
1954
En juillet, le propriétaire-producteur de Sun Records, Sam Phillips, présente Elvis à deux musiciens locaux, le guitariste Scotty Moore et le contrebassiste Bill Black. Le 5 juillet, le trio enregistre That's All Right, Mama avec Blue Moon of Kentucky en face B. le disque sort sous le label Sun le 19. C'est le premier disque d'Elvis.
# Posté le samedi 15 juillet 2006 11:46
Modifié le vendredi 01 juin 2007 06:16